L’histoire de St Barth

En plus de détenir des ressources naturelles hors du commun, Saint Barthélémy possède une inestimable richesse culturelle due à son passé mélangeant l’héritage colonial et les différentes traditions locales.

 

Les différentes vagues de colonisation et …

Depuis la découverte de l’archipel par Christophe Colomb en 1493, de multiples vagues de colonisation se sont succédé pour laisser place à une diversité culturelle dense et représentante des us et coutumes des habitants. C’est en 1648 qu’a lieu la première colonisation française, ensuite l’île passa sous la gouvernance des chevaliers de Malte de 1651 à 1656 pour ensuite retourner aux mains des coloniaux français. Plus d’une décennie après, en 1784, l’île est concédée par Louis XVI au roi Gustave III de Suède contre un droit d’entrepôt à Göteborg. En hommage à ce dernier, la principale ville de l’archipel est baptisée « Gustavia » en 1787. De plus, c’est aux Suédois que revient le mérite d’avoir décidé l’abolition de l’esclavage le 9 octobre 1847. 5 ans après en 1852, un cyclone et un violent incendie ravagent Gustavia qui perd dans la foulée toutes ses exploitations et différentes ressources. Oscar II, roi de Suède et de Norvège décida ainsi de céder Saint Barth à la France en signant un traité de rétrocession approuvée par le peuple et rattachée officiellement à la Guadeloupe le 16 mars 1878.

 

… l’expansion du tourisme de luxe.

Après la Seconde Guerre mondiale, un vent de changements et de croissance a soufflé sur les sociétés mondiales. En effet, c’est à cette époque que le tourisme de masse et de luxe se sont véritablement imposés. Flairant le potentiel de Saint Barthélémy, l’aventurier français Remy de Haenen qui a posé le premier avion sur l’île en 1946, acheta des terres dans la baie de Saint-Jean pour quelques centaines de dollars afin d’y construire les premières villas. Tout comme son prédécesseur, David Rockefeller, riche homme d’affaires américain bâtit en 1957 une villa moderniste à l’anse de Colombier. C’est ainsi que les années 1960 furent synonymes de développement touristique de luxe. En effet, durant cette décennie et celles qui la suivirent, l’île a attiré différentes personnalités célèbres et fortunées qui ont directement contribué à installer un mythe utopique placé sous le signe du paradis sur Terre. Pour sauvegarder ce mythe, les promoteurs ont toujours choisi de bannir le tourisme de masse qui aurait pu être néfaste à l’image de luxe et de paradis naturel qu’ils voulaient donner à l’archipel. C’est pourquoi l’île de Saint-Barthélemy est à présent surnommée « la perle des Caraïbes.