Politique à St Barth

Avant de devenir la destination touristique haut de gamme et un havre de paix unique au monde, l’île de Saint Barthélémy dans les Antilles françaises a subi des périodes de crise politique et d’appartenance importantes. Sa localisation en fait un territoire très spécial avec des spécificités et des caractéristiques par rapport à la France métropolitaine.

 

La collectivité territoriale de Saint Barth

Le statut de collectivité d’outre-mer (COM) accordé à Saint Barth rassemble les compétences d’une commune, d’un département et d’une région à ce territoire. Des compétences spécifiques pour chaque collectivité d’outre-mer sont prévues par une loi organique propre à chaque territoire. L’assemblée territoriale est composée de 19 membres élus au suffrage universel direct tous les 5 ans. Depuis 2007, Bruno Magras est le président du conseil territorial de Saint-Barthélemy.

Concrètement, le conseil territorial vient exercer les compétences de la commune, du département et de la région. Ce dernier fixe un certain nombre de règles applicables :

  • Politique fiscale
  • Urbanisme et politique du logement
  • Transport routier et maritime
  • Gestion des biens de la collectivité
  • Protection de l’environnement
  • Tourisme
  • Gestion des établissements publics

 

St Barth et l’Union européenne

Les collectivités d’outre-mer bénéficient d’un statut différencié. La collectivité de St Barth a la possibilité de mettre en place des mesures spécifiques à sa gestion et qui ne respectent pas nécessairement le droit européen : politique douanière, fiscalité, politique agricole, aides de l’État, conditions d’accès aux programmes européens… Depuis 2007, on assiste à un renforcement de la présence de l’État dans la politique sur l’île. Saint-Barthélemy est rattaché à la préfecture de Saint-Martin.

D’un point de vue monétaire, l’île de St Barth est rattachée à l’Union européenne et suit donc le principe d’unicité de la politique monétaire de l’Eurosystème.